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8 novembre 2022

Au revoir Jean Yves

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Rongé par la maladie pendant de longues années, Jean Yves PERVIS est parti en ce début juillet. Si j’ai partagé avec Jean Yves des bouts de route et travaillé avec lui sur le projet pour tous, je ne suis pas le plus légitime pour lui rendre hommage.

Quelques un d’entre nous ont effectué de longs périples, ou partagé avec lui des moments forts et ont bien voulu témoigner. Merci à eux.

Michel LEMAITRE

Président

                                                                                  

 

Nicole ENDRES et Bernard WEGHER

Jean-Yves nous a quitté le 5 juillet 2022. Avec sa disparition, c’est tout un pan de l’histoire du CTM qui s’en va. Son arrivée dans notre club fut marquée par de grands changements. Son action, tout en restant dans la plus pure tradition cyclotouristique, a eu des effets redynamisant pour le CTM.

Jean-Yves, cycliste compétiteur depuis de nombreuses années avait rejoint le CTM en 2000. Mais il aurait pu intégrer le club bien plus avant. Il m’avait confié que c’est parce qu’il avait vu dans le peloton un cycliste coiffé d’un béret (1) (à cette époque, dans les années 1980 on ne portait pas le casque, excepté, pour certains anciens coureurs, le casque à boudins).

Il s’en est voulu car, dans ces années là, le CTM était très actif, remportant presque toutes les coupes des rallyes environnants. Les adhérents étaient partie prenante pour la pratique de la randonnée au long court ; les flèches, les Paris-Brest-Paris, la Flèche Vélocio qu’il affectionnait tant. Intégré dans cette équipe, l’amitié qui s’en est suivie s’est prolongée dans nos relations personnelles.

Jean-Yves était un grand technicien de par son métier et aussi pour l’amour de la mécanique vélo.

Mon premier « beau vélo » Cyfac 650 sur mesure, mis au point par son ami Armel André, précurseur de l’étude posturale, a été monté par Jean-Yves, que nous ne connaissions pas à l’époque.

Rapidement entré au sein du bureau, il instaure des « permanences mécanique ». Il s’est rendu compte que sur la route les dépannages crevaison n’étaient pas très rapides, comme différents réglages sur nos montures.

Les réunions mensuelles ont pris un coup de jeune avec ses illustrations Power Point qui représentaient des cas concrets : la sécurité, le savoir rouler en peloton et tellement d’autres sujets illustrés et diaporamas ont marqué son passage parmi nous.

Il était très généreux de sa personne et le temps qu’il nous a donné, jusqu’à encore peu avant sa disparition, est énorme. Il a très bien compris qu’une grande mutation arrivait avec le numérique et a continué d’être actif en créant le « Magazine » qu’il alimentait de ses écrits alors qu’il était malade.

Lorsqu’il a créé le groupe VPT, tout naturellement, quelques un l’ont accompagné jusqu’au bout.

Bernard lui a exprimé son admiration pour son courage et son acceptation devant la fatalité de la maladie qui l’a emporté. Il lui a fait part de ses pensées en s’imaginant ce qu’ils auraient pu faire s’il avait été épargné et lui confiait que le vélo sans lui n’avait plus la même saveur.

Pendant toutes ces années de souffrance, nous avons pu mesurer combien était grand le soutien que son épouse lui apportait. Des moments organisés par elle où nous nous retrouvions autour de lui, autour d’un verre où il pouvait suivre le flot de nos conversations animées ; les souvenirs de vélo tenaient une grande place, faute d’en avoir de nouveaux à lui raconter.

  • Il s’agissait de notre ami Alain Granjou, qui a fondé le club du Perray par la suite.

 

André BROSSARD

Pour moi Jean Yves était un fédérateur, un rassembleur qui n’oubliait personne, nous partions à dix, on rentrait à dix. Perso, il m’a coachté pour le PBP d’une façon extraordinaire, ce qui m’a permis de le terminer de belle façon. Il aimait tellement le vélo. Un président du CTM exemplaire.
 

 

Claude CHAUSSIVERT

Avec mon arrivée au club en 2010, c’est grâce à Jean Yves que j’ai découvert des possibilités que je ne soupçonnais pas. Il m’a permis ces apprentissages de roulage en groupe, de nuit, et de longue distance.

A ses cotés, j’ai souvenir sur le BRM 200 de Longjumeau où il me prodiguait de nombreux  conseils pour se protéger du vent et prendre les relais.  Mon premier BRM 300 de Villepreux où il m’encourageait et me poussait car je n’avais jamais parcouru une telle distance et surtout à une telle vitesse.  Avec lui, ma première flèche de France « Maurepas-Brest ».

Avec lui, aussi mon investissement dans le CA du CTM.

Il me revient en mémoire ses mots lors de notre séjour en Alsace alors que je préparais ma participation à PBP de 2015 et que j’étais novice.

J’ai souvenir aussi d’être dans sa roue lors de notre baptême sur la piste au vélodrome.

Enfin, ces derniers mois avec lui lors d’une sortie du VPT et d’un pot que Francette avait organisé.

Gilles DUSSON

Tu as tardé à rejoindre le CTM, mais tu ne voulais pas faire du vélo « avec  des gens qui avaient du poil aux pattes »   comme tu nous l’a rappelé de temps à autre.

Avant de nous rejoindre, tu avais créé une équipe UFOLEP à Pontchartrain avec ton ami Armel André pour participer aux cyclosportives, une petite poignée de ctmistes t’avait accompagné, avant de retourner bien vite au CTM. Tu connaissais beaucoup de monde au club et enfin tu franchis le pas pour adhérer et partager nos sorties cyclos.

On t’a fait découvrir une nouvelle manière de faire du vélo, les brevets randonneurs, les flèches de France, la Vélocio, ces longues distances te convenaient. Au cours de ces sorties, tu regrettais de ne pas nous avoir connu plus tôt, d’avoir raté beaucoup de choses.

La Vélocio restera le moment le plus fort pour nous tous. La préparation dans des conditions climatiques parfois difficiles, où l’équipe restait toujours soudée jusqu’au jour J pour faire le maximum pour la réussite de l’équipe.

Tu nous as entraîné en Belgique pour participer au tour des Flandres, la vieille des pros, magique !

Thonon – Trieste est également un grand moment, une randonnée où nous avons traversé les Alpes, avec des cols emblématiques comme le Stelvio. Une chute en fin de parcours avec la clavicule cassée, petit séjour à l’hôpital où Francette va te sortir pour nous rejoindre rapidement mais handicapé.

Le cyclisme, ta vie, était ta raison d’être.

Ta connaissance de l’histoire du vélo, de la technique, du matériel était une source intarissable pour nous. Tu faisais le mécano pour nous dépanner, il y a quelques années tu montais les vélos de l’équipe féminine de Mantes que ton frère avait créée.

Au sein du club, tu prends la présidence au moment où l’informatique devient indispensable pour exister, tu mettras en place tous ces outils pour la réussite du club.

Arrive ce jour où tu nous fais appel pour être commissaire sur le circuit du contre la montre de Paris Nice à Maurepas. Le soir à la réception à la mairie, en présence de Prudhomme, Hinault, le staff de Paris Nice, la municipalité, tu es appelé à la tribune et tu vas trébucher…les soucis de santé commencent.

Tu as eu une volonté exemplaire dans des moments terribles accompagné de Francette toujours présente à chaque instant.

La suite est connue de tout le monde.

Philippe MARIANI

Ma rencontre avec Jean-Yves a eu lieu à l’automne 1997. A l’époque je me faisais fabriquer mon premier vélo CYFAC sur mesure après une étude posturale effectuée par le célèbre ergonome Armel ANDRÉ à son domicile de Neauphle-le-Château. En assemblant chaque pièce de mon futur pur-sang, Jean-Yves sera celui qui donnera vie à mon rêve d’enfant de rouler sur une machine d’exception à mes mensurations. Je n’oublierai jamais le moment où je pris possession de mon destrier monté et réglé avec le plus grand soin par Jean-Yves.

 Par la suite, ses conseils avisés auront été très précieux pour me permettre de progresser jusqu’à participer très rapidement à mon premier PBP en août 1999.

Je suis très reconnaissant envers Jean-Yves pour m’avoir transmis sa passion pour le vélo et les belles machines.

 

 

 

 

 

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