Visitez le site www.ctmaurepas.fr

6 février 2019

Pente Douce, la chaussette de vélo qui vient de la Mayenne

image_pdf

Non seulement nous serons élégants du casque jusqu’aux pieds avec ces nouvelles chaussettes « spéciales vélo » mais en plus nous favoriserons l’industrie française, nous encouragerons des jeunes dans la création de leur entreprise et en plus nous aurons plus de confort au niveau de la plante des pieds !
Alors, vivement mars que nous puissions les acheter pour les tester !
Dans « L’EDITION DU SOIR OUEST France
Article de JOHAN BESCOND du Lundi 4 février 2019
Maurane Helbert, Paul Guion et Timothée Chemineau veulent donner du style aux mollets des coureurs cyclistes. Ces trois jeunes entrepreneurs originaires de la Mayenne lancent Pente Douce, une marque de chaussettes fabriquées en France et spécialement conçues pour le vélo.
« Les chaussettes aujourd’hui, c’est un véritable accessoire de style. Il faut qu’on les voie », résume Paul Guion, 25 ans et passionné de vélo. Avec Timothée Chemineau, 26 ans, et Maurane Helbert, 25 ans, deux autres Mayennais qu’il a rencontrés en travaillant dans le même magasin de sport, ils ont voulu se mettre dans la roue de cette tendance. Les trois associés viennent de créer leur marque : Pente Douce.
L’idée ? Créer des chaussettes de qualité et donner plus d’allure aux mollets des cyclistes : « Depuis deux-trois ans dans les pelotons, les professionnels les portent très haut, reprend Paul. On voudrait les mettre en valeur. »
Des produits fabriqués en France
Ça, c’est la mission de Maurane. Pour commencer, elle a dessiné trois paires au look épuré mais affirmé : « Il y a les marinières et la bleu-blanc-rougeénumère la designer. On met en avant le côté produit français. » La Mayennaise chausse du 37, Paul du 41, et Timothée du 44 et demi. Mais pour eux, ce n’est pas la taille qui compte. Plutôt la qualité : s’inspirant du succès de la marque Le Slip Français, eux aussi ont misé sur le « Made in France ».
D’ailleurs, pour tisser leurs chaussettes, ils se sont associés avec Broussaut Textile. Une filature spécialisée qui travaille notamment avec… Le Slip Français. Un gage de qualité pour un pari risqué. Car lorsqu’ils complètent leur panoplie, les chaussettes sont loin d’être une priorité chez les sportifs.
En parallèle de leur marque, Timothée est technicien inséminateur, Maurane a une formation dans le design, et Paul est responsable de rayon chez une grande enseigne de sport. (Photo : Ouest-France)
Mais l’origine des produits ne fait pas tout. Quand ils achètent, les coureurs cherchent aussi le confort, le maintien, la technicité : « Ce qui va nous différencier de la concurrence, c’est le renforcement au niveau de la plante du pied, là où on appuie pour pédaler, détaille Maurane. On développe aussi une languette pour les remonter facilement. »
Commercialisées en mars
Et puis il y a le prix. À 20 € la paire, le tarif « n’est que peu supérieur aux chaussettes produites en Asie, vendues entre 10 et 17 € en magasin », selon Paul, qui en connaît un rayon puisqu’il travaille toujours pour une grande enseigne de sport.
Débuté en octobre, leur projet a pu être mené grâce à une campagne de financement participatif. Avec un contre-la-montre record : la centaine de précommandes requise pour se lancer a été atteinte, alors qu’il restait 30 jours de délais. Un sacré coup de pédale dans le sprint final : « On doit pouvoir les commercialiser en ligne dès mars. On va aussi démarcher les magasins spécialisés. »Pour cet été, ils se projettent déjà sur la prochaine étape, « avec une deuxième collection plus colorée. On a envie de s’amuser avec ! »
Terre de vélo, la Mayenne et ses départements voisins regroupent de nombreux clubs. Et le trio compte bien s’appuyer sur ce vivier de clients potentiels : « Généralement, tout l’équipement est fourni aux coureurs, sauf les chaussettes. On pourrait donc imaginer des partenariats avec les équipes locales, et harmoniser nos produits avec le reste de leur tenue », imagine déjà Maurane, qui garde encore quelques idées sous la pédale pour la suite.
Merci à Catherine pour le partage de cet article
Photo: Ouest France