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20 décembre 2018

L’éclairage – Test

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Il est pour certains très agréable de rouler la nuit et c’est aussi parfois une obligation lorsqu’on veut se lancer dans de moyennes et grandes distances ; mais devant la multitude d’éclairages proposés par les marques, il n’est pas facile de faire son choix, sans compter que l’on ne pense pas toujours à tout lorsque cette pratique est nouvelle.
Profitons de l’expérience de Gilles qui, tout en étant courte, n’en est pas moins intéressante.

A l’occasion d’une petite virée en solitaire de 200 km faite mi- novembre j’ai eu l’occasion de rouler 2 heures de nuit et fait quelques constats sur l’éclairage qu’il me semble intéressant de partager. Il ne s’agit en aucun cas de conseils mais d’un simple retour d’expérience avec ses bons côtés et ses erreurs.

J’avais opté pour un éclairage double : un sur le vélo, l’autre sur le casque.
A l’avant du vélo, sur le cintre, mon choix était un éclairage led (VIOO CLIP 500 Decathlon) de 15 lumen en mode flash. Si ce mode a l’avantage d’être mieux perçu des autres usagers et plus économique en énergie, il s’avère désagréable dans les secteurs sombres ou le scintillement gêne la vue. Il est toutefois possible, par simple pression, de passer alors en mode fixe. Sur le casque j’avais pris une frontale légère offrant 3 puissances, jusqu’à 30 lumen, ce qui permet d’adapter aux ambiances rencontrées, en ville l’éclairage est parfois de qualité. Cet éclairage étant également réglable en azimut, j’ai pu l’orienter à volonté selon les situations. L’avantage de la frontale est d’éclairer là où le regard se pose il est toutefois éloigné de la chaussée et l’ajout d’un éclairage plus près du sol aurait offert plus d’agrément en forêt. La présence d’un marquage latéral au sol contribue également très largement au confort. La réaction instantanée des véhicules venant en sens inverse m’a donné l’impression que j’étais bien vu.

A l’arrière j’avais sur le casque le même éclairage qu’à l’avant en mode scintillement rouge 5 lumen. Cette petite lampe couramment utilisée a fait ses preuves. Le fait de la placer sur le casque la rend visible de plus loin et permet de rester signalé lors des arrêts. J’avais sur la tige de selle un feu clignotant jaune plus ancien qui s’est avéré un peut défaillant. Il est primordial de s’assurer du bon fonctionnement des équipements, en particulier pour l’arrière, car on ne voit pas s’ils marchent.
J’avais bien entendu gilet, chaussons jaune et bandes rétro réfléchissantes, essentiels pour ce type de périple.
Avoir des éclairages en double est un minimum indispensable, et prévoir une solution de secours, que je n’avais pas, n’est pas superflu. Sans pour autant se charger, il faut également se garantir une autonomie importante en tenant compte des intempéries qui peuvent nécessiter une utilisation supplémentaire, ainsi qu’un éventuel retard sur son planning. Deux de mes équipements était à pile et j’en avais pris en plus, mais les 2 autres requéraient le secteur. Les randonneurs aguerris disposent de dispositif plus performant et pourront apporter mieux que moi conseils et recommandations. Mais si ce modeste retour d’expérience peut éviter quelques déboires aux débutants..

Le débat est ouvert, et partager nos expériences ne peut que contribuer au progrès de tous.

Texte de Gilles MOUTIN
Photos: Catalogue DECATHLON